Ce que Nietzsche appelle un arrière-monde, un paradis terrestre ou céleste auquel ils s'efforcent de croire pour se consoler de leur condition infecte. Leur eden mental est d'autant plus beau que leur tâche est vile.

Ce que Nietzsche appelle un arrière-monde, un paradis terrestre ou céleste auquel ils s'efforcent de croire pour se consoler de leur condition infecte. Leur eden mental est d'autant plus beau que leur tâche est vile.
-"Océane, Je veux attraper le ciel."
Lola, 2 ans et demi.


Excès d'insouciance, entre éclats et sanglots mon coeur balance. Garde la pêche, dommage j'prefere la poire, pas de choix ici, tu voulais noyer ton desespoir c'est mal parti. Flow lyrical, gargarisme intestinal, remballe et avale, j't'intercepte et j't'intercale. Le clash, le cash, y'a qu'ca de vrai, à l'avoir trop été, on m'a souvent bousillé. Lève la tête, les bras, la queue, c'est le grand jour..jour J, j'y vais, j'y vais pas? On tourne à l'endroit, on tourne à l'envers, et puis il fait froid, alors on se perd. Mes doigts martèlent le clavier, mes ongles racontent mon coeur, délicatement j'attise la rancoeur, la brise printanière caresse les peaux, toutes aussi douces que la douche Dove à l'extrait de soie..ça y'est il fait beau. Les pommettes rouge sang sont censées sourires, mais sans aucun doute elles se font souffrir. J'aime ou j'aime pas, tu restes et tu t'en vas, je suis aux bouts de tes levres, à bout de bras, au coin de tes regards, à genous devant toi. On se déchire, on se hait, on se désire, on se tait, on s'aime, on se détruit, prend tes problèmes et vie ta vie. Peut être te verrais-je sur tf1 ou dans le clip du papa pingoin. Du 48ème degrè à l'état pur, j'entre en éruption, arrête les violons, trop longtemps que cela dure. Je lis, je ris, je crie, je nie... Au fond tu es pareil, tu te morfond et tu sommeilles. Oh non, tu pleures, oignons, j'ai eu peur. Et puis, de toute façon, tu t'en tappe..ras d'autres.

# Posté le jeudi 26 avril 2007 13:35

Modifié le samedi 08 mars 2008 14:39

De minimis non curat praetor. Il était normal que les adultes, ces enfants déchus, perdent, à se soucier de ces questions, un temps dont ils n'avaient pas d'usage sérieux.

De minimis non curat praetor. Il était normal que les adultes, ces enfants déchus, perdent, à se soucier de ces questions, un temps dont ils n'avaient pas d'usage sérieux.
Cette incrédulité en accompagnait une autre :
Quand les adultes parlaient de leur enfance, je ne pouvais m'empêcher de penser qu'ils mentaient. Ils n'avaient pas été enfants. Ils étaient adultes de toute éternité. La déchéance n'existait pas, car les enfants restaient des enfants, comme les adultes restaient des adultes.
Cette conviction informulée, je la gardais en moi. Je me rendais bien compte que je ne pourrais pas la défendre : j'y croyais d'autant plus fort.
Ils ne pensaient qu'aux droits de l'homme, au tennis et au bridge. Ils ne semblaient pas se rendre compte que , pour une fois dans leur insignifiante, on leur donnait l'occasion d'être des héros.
Comble de vulgarité, ils tenaient à l'existence.

# Posté le jeudi 08 mars 2007 14:28

Modifié le dimanche 15 juin 2008 09:43

Le plein du vide.

Le plein du vide.
L'erreur c'est comme l'alcool : on est très vite conscient d'être allé trop loin, mais plutôt que d'avoir la sagesse de s'arrêter pour limiter les dégâts, une sorte de rage dont l'origine est étrangère à l'ivresse oblige à continuer. Cette fureur, si bizarre que cela puisse paraître, pourrait s'appeler orgueil : orgueil de clamer que, envers et contre tout, on avait raison de boire et raison de se tromper. Persister dans l'erreur ou dans l'alcool prend alors une valeur d'argument, de défi à la logique : si je m'obstine, c'est donc que j'ai raison, quoique l'on puisse penser. Et je m'obstinerai jusqu'à ce que les éléments me donnent raison - je deviendrai alcoolique, j'achèterai la carte du parti de mon erreur, en attendant que je roule sous la table ou que l'on se fiche de moi, avec le vague espoir agressif d'être la risée du monde entier, persuadée que dans dix ans, des 10 siècles, le temps, l'Histoire ou La Légende finiront par me donner raison, ce qui n'aura d'ailleurs plus aucun sens, puisque le temps cautionne tout, puisque chaque erreur et chaque vice aura son âge d'or, puisque se tromper est toujours une question d'époque.
En fait, les gens qui s'obstinent dans leurs torts sont des mystiques : car ils savent bien, au fond d'eux-mêmes, qu'ils investissent à trop long terme, qu'il seront morts longtemps avant la caution de l'histoire, mais il se projettent dans l'avenir avec une émotion messianique, persuadés qu'on se souviendra d'eux - qu'au siècle d'or des alcooliques on dira : "Machin, pilier de bar, était un précurseur", et qu'à l'apogée de l'Idiotie on
leur vouera un culte.

# Posté le vendredi 02 février 2007 13:17

Modifié le dimanche 15 juin 2008 09:36

Mes sens sont en effervescence.

Mes sens sont en effervescence.
Abrège mes souffrances, des remparts insurmontables, t'en vois souvent le debut, tu lèves tête, le soleil grille tes yeux, tu regardes dans le bleu, puis derrière les nuages;les remparts sont encore là, tu n'en voit pas le bout. En pleine forme, en pleines formes, tu la sens la nuance hein, tu la sens sur tes hanches, et t'as mal hein, quand tu les vois s'empiffrer le bidon, miam c'que c'est bon, et toi avec ta miserable feuille de laitue made in mamieland tu t'sens con. Avis mitigé, entre frustration de devoir se priver et jouissance d'y arriver. Ton coeur bat la chamade, il cogne contre ta pointrine, veut te laisser tomber c'batard, oh oui il ne rêve que d'une chose c'est de s'enfuir comme un voleur. Tu combas comme une dingue, tu t'efforces, meme si t'as envie de baisser les bras, meme si t'as envie de retomber, de tout lacher, parce que, au fond, a quoi ca rime tout ca, mais tu tiens le choc, imposes les pare-choc. J'demarre au quart de tour sans avoir pris de cours de conduite, tant mieux j'ai une longueur d'avance, c'est comme ca que ca marche tu sais. Jeune ecervellée s'autocritique. Mettre un nom sur un visage, ce sera plutot un non, merci.

# Posté le samedi 20 janvier 2007 10:53

Modifié le dimanche 25 mai 2008 14:12

Confidences.

Confidences.
Je cherche des réponses aux questions, mais toujours pas de réponses, rien que des questions et encore des questions. Je me façonne à ma façon, avec mes pansements, mes réussites, mes ratés, le tout joint par mon béton à moi, ma plume, ou plutot mon clavier. Je ne suis plus en manque de rien, je n'ai besoin de personne, c'est tout bizarre de le dire. Je suis venue faire chier mon monde à ma manière, titiller l'âme des ingrats. Mon chemin est parsemé d'embuches et de désillusions, souvent je trébuche et même si on me relève, c'est sans grande compassion. J'ai une putain de douleur au ventre, de celles qui s'installent pour un bon moment, celles qui vous rendent dingue, qui vous hantent nuit et jour, qui vous font déglutir des regrets, c'est bête mais à présent j'ai comme une envie de dire pardon... Je reprend ma route, sans bagage sous le bras, je me laisse aller, emporter, glisser, je divague. Le temps est gris, ça tombe bien il s'accorde avec mon ame, mind body and soul. Mes mots sont paresseux, ils se font désirer parfois, ça les amuse, moi non. J'ai-fai-lli-a-tten-dre. L'air froid s'installe en moi, mon esprit grelotte. Souvent on va applaudir des cordes vocales, on vient réchauffer des âmes en perdition. Qu'on vienne réchauffer la mienne.

# Posté le vendredi 19 janvier 2007 15:42

Modifié le dimanche 15 juin 2008 09:38