Etat de transe, je transpire le dégoût, mes gouttes de sueur on un gout de rage, saveur amère presque insoutenable, quand elles touchent le sol attention aux repercutions. Boum, tremblement de terre, je suis enragée, la bave au coin des levres, c'est le moment où il ne faut pas me chercher. La mélancolie m'agace mais elle constitue chaque molécule de ma personne, triste paradoxe dont je suis témoin. On ne vit pas on survit, chaque jour est un combat dont il faut sortir vainqueur, la faille entraine l'élimination, trop souvent certain succombent sous la pression, d'autre sont sous haute tension... mais rien ne m'impressionne a l'heure ou je crois avoir tout vécu, sous l'emprise de la colere je ne me sens plus emprisonnée. Sous l'emprise de bien d'autres choses d'ailleurs... Je joue avec mes lettres, je joue avec mes mots, je joue tout court de toute façon. Je m'incline et decline les invitations, trop d'orgueuil ; je cerne de visage, je decerne des compliments j'invente le jeu du je, ne parle que de moi. J'apréhende l'avenir, pas besoin de voyante pour me dire que la route va etre dure, mais je me dis ne baisse pas les armes, meme si tu passes du rire au larme. Mes idees ne sont pas claires, elles sont plutot sombres, je me gave de médias, et gagne un lavage de cerveau en prime, merci du cadeau je m'en voit fort heureuse. Coup de points. Je bats tout le monde et crie.
